C

La maison d'Anny












Solidaire avec les aveugles les plus démunis :
la Maison d’Anny à Kombissiri



A travers ses séjours en Afrique et en Amérique du Sud, Gérard Muller a pris conscience de l’extrême dénuement dans lequel vivent les aveugles des pays tropicaux. Et la cécité y est très fréquente en raison des conditions sanitaires.

C’est au cours d’un voyage au Burkina-Faso que Gérard a décidé d’œuvrer concrètement en les accueillant dans un lieu spécialement conçu pour eux : la maison d’Anny à Kombissiri au Burkina Faso.

+ à compléter par Odile


La Maison d’Anny est réalisée en partenariat avec le Comité de Jumelage Illfurth Kombissiri



Actions réalisées :

  • Défi Baïkal : Pour prouver que rien n’est impossible aux porteurs d’handicap, 7 déficients visuels, mais aussi 2 sourds et une personne atteinte du syndrome d’Usher lui faisant perdre progressivement la vision et l’audition, se sont élancées en février 2016 à la conquête du Lac Baïkal gelé et ont gravi en ski de randonnée les pentes du Mont Tcherski. Un défi réalisé en partenariat avec notre association sœur : Vue d’Ensemble.
  • Chemin de Stevenson : 6 déficients visuels ont parcouru le tronçon Sud du Chemin en pleine autonomie armés de leurs cannes blanches et du GPS Openway en 2018. 80 km de Florac à Alès
  • Paris Pékin
  • Amérique du Sud
  • l’Etoile de Ouagadougou : Les associations Un vélo pour le Faso, l’ABPAM (Association Burkinabé pour la Promotion des Aveugles et Malvoyants) et Yvoir ont lancé la première course en tandems handisport en Afrique de l’Ouest en 2015.

Notre action au Burkina Faso















Le développement du sport adapté :

Avec Vélo pour le Faso, nous avons organisé la première course handisport d’Afrique de l’Ouest : l’étoile de Ouaga, qui a réuni 10 tandems, soutenus par 5000 spectateurs, stupéfaits par la performance des jeunes aveugles. Ces derniers ont été ravis de côtoyer les vedettes du cyclisme burkinabé. Pour une fois, c’étaient eux les héros !

Grâce à François Orsat, président de « Vélo pour le Faso », et Laurent Beuzot de l’UCI (union cycliste internationale), cette course devrait être pérenne. La prochaine édition devrait avoir lieu en octobre 2016, avec des tandems fabriqués sur place à partir de vélos de récupération.

Le développement de la locomotion :

Par ailleurs, l’instruction en la locomotion pour le déplacement des personnes aveugles continue. Les cannes sont désormais directement fabriquées sur place. 2 instructrices en locomotion, Justine et Bibata continuent les cours de locomotion financés par Yvoir.

La chirurgie ophtalmologique :

La situation sur place est souvent compliquée. Le manque d’hygiène, la précarité sont souvent des facteurs qui conduisent à des pathologies oculaires et les moyens pour traiter ces pathologies manquent. Mais nos liens avec l’hôpital de Kombissiri sont bien ancrés, notamment grâce à Minata, l’ophtalmologue. Nous avons remis un stock important de médicaments achetés sur place pour palier aux premiers soins. Nous avons pu faire opérer des DIZAINES de patients de la cataracte. Le coût par œil opéré est de 180 euros, un coût très peu élevé quand on pense au changement que cela apporte dans la vie du patient. C’est pour financer ces opérations qu’Yvoir a mis en place une collecte de fonds sur le site Hello Asso, que vous pouvez retrouver à gauche de cet écran.

L’opération du jeune Omar

Mais l’opération phare a été la greffe de cornée pour Omar. Omar et Minata sont venus à Paris. Il a été opéré à l’hôpital des 15 20 par le professeur Baudouin. Il a du être opéré une seconde fois, à Strasbourg de la vessie car il était atteint de la billarziose.
Grâce à Yvoir, Omar est actuellement scolarisé à l’ABEPAM (association burkinabée pour les aveugles et malvoyants). Omar est très à l’aise dans cette école. Il est un peu la vedette de l’école. De dépendant, il est devenu un aidant pour ses camarades.

Cette histoire est au coeur du film Kombissiri, de René Letzgus, qui a été sélectionné pour faire l’ouverture du festival du film “ Cannes cinéphile ” en 2016.


Mise en place d’activités pérennes :

Aux aveugles du village d’Omar, nous avons aussi laissé un stock de matériel pour qu’ils puissent fabriquer des sacs que nous vendrons en France. Cela apportera une occupation et un petit revenu à ces personnes.